Ubriacatevi

Ubriacatevi222

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13 thoughts on “Ubriacatevi

    • Ma con te si va sul sicuro, che te lo dico a fare :

      Ministra vetuli puella Falerni
      inger mi calices amariores,
      ut lex Postumiae iubet magistrae
      ebriosa acina ebriosioris.
      at vos quo lubet hinc abite, lymphae
      vini pernicies, et ad severos
      migrate. hic merus est Thyonianus.

      (con le dovute scuse al Sommo per l’adattamento in corsa)

      😛

    • Certo, Giò, assolutamente !

      Hymne à la Beauté

      Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abîme,
      O Beauté? ton regard, infernal et divin,
      Verse confusément le bienfait et le crime,
      Et l’on peut pour cela te comparer au vin.

      Tu contiens dans ton oeil le couchant et l’aurore;
      Tu répands des parfums comme un soir orageux;
      Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
      Qui font le héros lâche et l’enfant courageux.

      Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres?
      Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
      Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
      Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

      Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
      De tes bijoux l’Horreur n’est pas le moins charmant,
      Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
      Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

      L’éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
      Crépite, flambe et dit: Bénissons ce flambeau!
      L’amoureux pantelant incliné sur sa belle
      A l’air d’un moribond caressant son tombeau.

      Que tu viennes du ciel ou de l’enfer, qu’importe,
      Ô Beauté! monstre énorme, effrayant, ingénu!
      Si ton oeil, ton souris, ton pied, m’ouvrent la porte
      D’un Infini que j’aime et n’ai jamais connu?

      De Satan ou de Dieu, qu’importe? Ange ou Sirène,
      Qu’importe, si tu rends, — fée aux yeux de velours,
      Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine! —
      L’univers moins hideux et les instants moins lourds?

      —- Charles Baudelaire

    • Davvero! La Bellezza troneggia nell’azzurro come una Sfinge incompresa:

      La Beauté

      Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
      Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,
      Est fait pour inspirer au poète un amour
      Eternel et muet ainsi que la matière.

      Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris;
      J’unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
      Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
      Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

      Les poètes, devant mes grandes attitudes,
      Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments,
      Consumeront leurs jours en d’austères études;

      Car j’ai, pour fasciner ces dociles amants,
      De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
      Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!

      — Charles Baudelaire

    • Ce qu’il y a d’ennuyeux dans l’amour, c’est que c’est un crime où l’on ne peut pas se passer d’un complice.

      –Charles Baudelaire

      …Amore è un crimine nel quale non si può fare a meno di avere un complice.

      Ma come si fa a non amare un poeta così ?

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